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Chanteur professionnel

Les instruments

A ce jour Yvan possède quatre orgues.

Les orgues de barbarie ne lisent pas tous les mêmes cartons perforés selon le même format, loin s’en faut !

Trois des orgues d’Yvan sont des orgues de la gamme « 35 touches Limonaire ».
Créée vers 1840 par les frères Limonaire, c’est bien souvent cette gamme (ou sa grande sœur la 42) que vous entendez dans les manèges qui ont su conserver leur instruments d’origine.
Très en vogue pour les chanteurs de rue il y a trente ans, elle est aujourd’hui supplantée par la 27 (voir ci-dessous).

Le premier orgue d’Yvan est un orgue électronique 35 E Fournier conçu il y a 35 ans par Christian Fournier, facteur d’orgue aussi visionnaire que talentueux.

S’il a en son temps déclenché des hauts cris chez certains puristes, n’en déplaise à ceux-ci : il s’est vendu à des centaines d’exemplaires dans le monde entier. Et il accompagne encore des dizaines de chanteurs en France encore aujourd’hui (sa production vient juste de cesser pour cause de retraite de son concepteur).

Sa sonorité plutôt réussie est plus qu’acceptable et convient à 99,7% des auditeurs (les 0,3% restant étant facteur d’orgue ou organiste d’église.. !)

Par nature il peut transposer sur 10 demi-tons, et donc adapter la tonalité de chaque chanson à la voix de celui ou celle qui l’interprète (sans cela, il n’existe quasiment pas de chanteur qui puisse chanter tous les cartons quelle que soit la tonalité).

Et cerise sur le gâteau : sa puissance se règle aussi facilement que le son de votre télé, ce qui est un sacré atout pour ceux dont la voix manque de puissance (problème inconnu d’Yvan).

Il était 40% moins cher qu’un orgue traditionnel comparable ! Et d’une fiabilité à toute épreuve : il restait parfaitement accordé définitivement (un orgue traditionnel sans un accord par an arrive à jouer assez faux, ce qui est aussi pénible que courant hélas).

Le deuxième orgue d’Yvan est un superbe « 35 touches Limonaire » à flûtes.

Avec ses soufflets de cuir, et ses tuyaux en bois, c’est un magnifique instrument traditionnel.

Il n’a donc aucun des souples avantages de son petit frère précité, mais c’est une œuvre d’art, avec le côté authentique que rien ne remplace (entendez les cris des puristes qui d’un coup se calment !). A la qualité de sa facture et la beauté naturelle qui en résulte, s’ajoute la peinture de sa façade (réalisée par la peintre Françoise Wescher-Fabre) !
Ainsi fini, il dégage une personnalité qui le singularise au milieu des autres orgues !

Yvan dispose d’un ambitus (non : ce n’est pas un animal de compagnie ; il s'agit de l'amplitude entre la note la plus basse et la note la plus haute qu’on puisse chanter) qui est relativement large - pour les connaisseurs : il est baryton Martin. Sur cet orgue, Yvan peut chanter environ la moitié du répertoire qu’il possède, soit une centaine de titres sur les 214 disponibles.

C'est pourquoi Yvan a réalisé son troisième orgue : un 35 Limonaire numérique.

Quand on entend le son de l’orgue traditionnel à flûte, on juge plus sévèrement le « brave petit son » de l’orgue électronique.

Quand on retrouve les réglages si pratiques de l’orgue électronique, on a du mal à tolérer cet orgue classique qui impose sa tonalité et sa puissance, sans autres choix

Alors Yvan, connaissant les prouesses des facteurs d’orgue non plus électronique (on dira « analogique »), mais numérique, a eu une idée :
Il a assemblé un orgue de barbarie autour d’un organe central : un expandeur d’orgue d’église.
Cet appareil gros comme une boîte à chaussure fonctionne avec des « échantillons de sons d’orgue d’église », ce qui lui permet d’en rendre le son dans une quasi perfection (du moins en association avec une amplification très fidèle !).


L’instrument qu’il a conçu, pour faire simple :

- Lit les cartons perforés en tournant la manivelle, et reste donc à ce titre un authentique orgue de barbarie.

- Crée le son à l’aide donc de ce fameux « expandeur », et le restitue à travers un système « Boze » à satellites et caisson de grave, pour un son vraiment remarquable.

- Aux capacités de transposition et de réglage de puissance de son illustre prédécesseur, il rajoute la possibilité de registration : comme sur un orgue d’église on enclenche plus ou moins de jeux (c’est à dire d’ensemble de tuyaux, en bois en étain, voir à anches…) selon qu’on désire une musique douce et feutrée ou au contraire puissante, pleine et riche.

Le dernier orgue d’Yvan est un 29 touches pneumatiques Bougon

Compatible avec la gamme aujourd’hui la plus répandue en matière de chanson, la 27 touches, il y ajoute deux notes pour plus de possibilités pour les noteurs de cartons.
Lui aussi est un très bel orgue traditionnel à flûtes, mais il offre un peu d’adaptabilité à la voix en transposant d’un ton en moins ou en plus. Un système complexe de sommier glissant permet cette prouesse (car en matière de facture d’orgue de barbarie, ç'en est une !)
L’intérêt de cet orgue est son accessibilité au choix de cartons réalisés par nos noteurs actuels, avec toute la nouveauté et la créativité que cela comporte.
Grace à lui, Yvan peut maintenant chanter Goldman, Nougaro, mais aussi Mozart ou Verdi, que personne jusqu’à nos noteurs actuels n’avait encore « perforé en carton » (il est vrai qu’en ce domaine aussi les prouesses de l’informatique aident considérablement leur travail !)

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